L’honnêteté

 

 

 

Pour chaque « bonne raison » de mentir, il y a une meilleure raison de dire la vérité. Bo Bennet

 

L’honnêteté, c’est la pierre angulaire de toute réussite sans laquelle la possibilité d’une bonne performance cesse d’exister. Mark Twain

 

 

 

La vérité est l’état de ce qui est vrai, la représentation mentale des choses telles qu’elles sont. La parole est l’expression de cette notion abstraite de ce qui est vrai. Une vie normale est celle qui s’inspire de ce qui est cru comme vrai. Connaitre la vérité et ne pas la vivre, c’est créer une tension mentale dangereuse. Ne pas vivre dans la vérité, c’est vivre dans l’illusion ; en déconnexion avec la réalité. Or, vivre en déconnexion avec la réalité, c’est de la folie. Une vie authentique n’est donc possible que si elle est fondée sur la vérité.

 

Prenons un exemple. Quand on dit qu’on est arrivé au travail à 8h alors qu’on est arrivé à 8 h 15, on ment. Ce qui est dit n’est pas conforme à la réalité. Proférer un tel mensonge peut créer une bonne (mais fausse image) de l’employé devant son employeur. Mais, au fond de son cœur, on saura toujours que l’image qu’on projette diffère de ce qu’on est réellement. Et le jour où l’employeur se rendra compte que son employé lui a menti, toute la bonne image disparaîtra et les sanctions pourront s’en suivre. La bonne image créée par le mensonge était une illusion dont la longévité ne peut jamais être garantie.

 

Un autre exemple ! Une des lois universelles qui concernent les relations humaines est que la confiance se bâtit sur la vérité. Ceux qui bâtissent leurs relations sur des mensonges finissent toujours par subir le fouet impitoyable de la déception, la frustration, la colère et la rupture ; avec toutes les blessures émotionnelles que cela peut produire. Même des foyers ont été détruits par un mensonge que l’un des époux croyait avoir soigneusement caché. Les deux exemples (et d’autres que le lecteur peut se trouver) nous prouvent que la vérité n’est pas une mince affaire ; ce n’est pas un élément accessoire de la vie. Elle a une valeur inestimable pour nous, en tant qu’individus et en tant que nation. Sacrifier la vérité, c’est sacrifier notre propre bonheur.

 

La vérité est pour l’honnêteté ce que la rivière est pour le fleuve. C’est la matière première qui produit l’honnêteté. La pratique constante de la vérité produit une vie d’honnêteté. Les personnes honnêtes sont des personnes qui vivent selon le principe de la vérité ; qui disent la vérité et qui agissent conformément à cette vérité. Une personne honnête ne change pas ce qu’elle a dit, elle n’a pas un double langage ; et elle accepte ses erreurs au lieu de blâmer les autres. La vérité et l’honnêteté sont les signes d’un caractère respectable et contribuent énormément au bien-être dans la société.

 

Lorsqu’une communauté / nation sacrifie la vérité et l’honnêteté ; le mensonge, l’hypocrisie, la tricherie et la corruption s’invitent et finissent par investir les institutions. Lorsque ces maux sont institutionnalisés, le bonheur et l’épanouissement individuels et collectifs sont fortement compromis. Des pratiques contreproductives deviennent la norme, et la société sombre dans les ténèbres morales ; ce qui porte gravement atteinte au bonheur individuel et collectif. 

 

Généralement, les gens qui profèrent des mensonges le font pour plusieurs raisons : une faiblesse morale qui est devenue un mode de vie, la peur des conséquences de la vérité (surtout quand ils sont coupables d’un délit), le désir de s’arracher un bénéfice non mérité, la volonté de ne pas décevoir ou fâcher l’interlocuteur et l’habitude (les mensonges culturels). Beaucoup de gens préfèrent mentir plutôt que d’admettre leurs fautes et faire face aux conséquences.

 

Tous ceux qui mentent au tribunal et qui jurent de n’avoir pas commis de crime sont dans cette catégorie. D’autres mentent pour avoir ce qu’ils ne peuvent pas avoir s’ils disent la vérité – leur attachement à la vérité est moins fort que leurs intérêts. D’autres encore ont tellement peur de blesser les sentiments des autres qu’ils choisissent de leur cacher la vérité (la bonne impression est plus importante que les principes moraux pour eux). Enfin, d’autres ont appris à mentir dès leur enfance et le font inconsciemment ; sans calculs : le mensonge est devenu une habitude. Toutes ces raisons peuvent être résumées en deux : sacrifier le long-terme pour gagner dans le court-terme et vivre comme un automate téléguidé par des réflexes irrationnels.

 

Mais dans tous les cas, le mensonge est un virus qui ronge l’individu. Une personne qui ment peut ne pas se faire attraper, plaire aux gens, éviter les problèmes et gagner des faveurs pendant un temps ; mais cela ne peut pas durer indéfiniment. En outre, elle ne peut jamais savoir quand le château va s’écrouler. Sa vie est comme une maison bâtie sur du sable mouvant, prêt à céder aussitôt confrontée au test du temps. Ce qui est sûr, c’est qu’il doit s’écrouler un jour.

 

Une personne qui vit dans le mensonge doit avoir un problème mental car elle s’engage dans une course qu’elle doit perdre un jour. Comme disait Abraham Lincoln, on peut mentir à quelques personnes quelquefois ; mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps. Aucun menteur n’est suffisamment intelligent pour ne jamais se faire découvrir. En effet, pour y arriver, il faut qu’il se rappelle de tous les détails de tout ce qu’il a dit, et surtout de tout ce qu’il a dit à chaque personne distinctement. Cela n’est pas humainement possible. C’est pourquoi les menteurs se font attraper en contredisant ce qu’ils ont déjà dit, des fois sans le savoir. Il faut avoir une défaillance mentale pour ne pas comprendre qu’il est de loin mieux de ne pas engager sa vie dans une telle aventure. 

 

Une personne qui ment fait preuve de faiblesse morale et le jour où elle est découverte, elle perd tout l’honneur et toute la respectabilité indûment accumulée. Quand les gens découvrent qu’une personne donnée est menteuse, ils ne peuvent plus lui faire confiance. Elle aura du mal à trouver des alliés car ils savent que s’allier avec elle, c’est s’attirer des problèmes. Même quand elle dira la vérité, personne ne la croira – c’est une des punitions des menteurs. Même les personnes socialement, économiquement ou politiquement haut placées n’échappent pas à cette règle. Un dignitaire menteur perd la confiance des personnes honnêtes. Elle a bon brandir les masques de son statut social, rien ne peut réparer une vie moralement défectueuse.

 

Au niveau de la société, le mensonge et la malhonnêteté sont loin d’être inoffensifs. En effet, quand les gens sont malhonnêtes dans leurs affaires et interactions ; les alliances et les contrats sont incertains par manque de confiance. Les partenariats se brisent, les affaires prometteuses s’écroulent, les conjoints se trahissent et les foyers vivent dans la tourmente ou se brisent tout simplement. Les accords ne sont pas respectés et les conflits dégénèrent, les organisations se disloquent, les conflits se compliquent au lieu d’être résolus, les lois sont violées, les crimes prolifèrent et les prisons se remplissent. Les mesures de sécurité ne sont pas respectées et les vies sont ainsi mises en danger. Les élèves et les étudiants trichent les examens, d’autres achètent des diplômes, les fonctionnaires de l’état pratiquent la corruption et les recrutements ne se font pas objectivement (ils se monnayent, se politisent ou suivent la voie du clientélisme).

 

Les chercheurs d’emplois donnent de faux CVs, la politique devient l’art de mentir et les discours politiques deviennent de dégoûtantes compilations de mensonges bien calculés, les élections ne sont que des jeux enfantins joués d’avance sans aucun respect de la volonté des électeurs.  Les taxes ne sont pas payées comme il se doit et celles qui sont collectées ne sont pas utilisées fidèlement, les cours et tribunaux deviennent le siège de l’injustice, les procès prennent des décennies car les plaignants et les accusés mentent aux juges et prolongent ainsi les procédures. Les grands projets publics deviennent une bonne occasion pour voler les fonds publics, les rapports ne traduisent pas la réalité, les réalisations sont de loin inférieures aux prévisions même quand les moyens étaient suffisants. Les infrastructures publiques sont de médiocre qualité (ce qui met en danger les vies de ceux qui s’en servent), les décideurs prennent des décisions tendancieuses avec des agendas cachés ; etc. Les conventions ratifiées ne sont pas respectées intégralement, de même que les lois ; ce qui compromet gravement le développement d’une culture de l’état de droit indispensable pour la stabilisation d’une nation.

 

En tenant compte de ce qui précède et de notre expérience au Burundi, trois conclusions se dessinent. Premièrement, le mal que nous condamnons se développe sous l’ombre de notre complicité active ou passive. Lorsque nous laissons la culture du mensonge et de la malhonnêteté se développer dans notre vie et autour de nous, nous participons à l’édification d’un pays similaire à ce que décrivent les deux paragraphes précédents. C’est une contradiction lorsque nous disons que nous voulons un pays de paix, de justice et de prospérité tout en laissant le mensonge ronger nos vies et nos communautés. C’est comme si nous disions que nous voulons avoir une bonne santé tout en mangeant de la viande pourrie. Eh bien, les choses ne fonctionnent pas comme ça !

 

Deuxièmement, nous ferions mieux de ne pas condamner une situation dont l’existence est rendue possible par notre contribution si nous ne nous engageons pas à mettre un terme à cette contribution et à la remplacer par un engagement ferme pour la promotion de l’honnêteté en nous et autour de nous. Si nous mentons à nos époux (épouses), à nos enfants, à nos enseignants ou à nos élèves (et à toute autre personne) ; alors nous ne devrions pas nous plaindre d’avoir des politiciens corrompus ou des dirigeants malhonnêtes : ils sont le reflet parfait de ce que nous sommes. Condamner les autres pour ce qu’ils font alors que nous faisons la même chose, c’est injuste. Nous n’avons pas d’autorité morale pour faire ce genre de jugement.

 

Troisièmement, l’arbre a des racines et nous pouvons nous en débarrasser en le privant de ces racines ! Un pays malhonnête est le fruit d’une évolution généralisée de la culture du mensonge et de la malhonnêteté. Ceci a une implication pratique : si on parvient à arrêter cette évolution du mensonge et qu’on la remplace par celle de la vérité et de l’honnêteté, on peut transformer ce pays de fond en comble. Ceci n’est pas une tâche facile ni rapide ! En réalité, même la généralisation de la malhonnêteté n’est ni facile ni rapide. Et pour réformer une société, les raccourcis ne sont pas permis. Le changement de régimes, le changement des constitutions et d’autres textes de lois ne suffit pas pour transformer une société. Pour avoir un pays honnête (au niveau des individus, des organisations et des institutions), il faut attaquer les problèmes à sa source : développer une culture de la vérité et de l’honnêteté en commençant par soi-même.

 

Nous allons maintenant parler d’une personne honnête, et de ce à quoi une société honnête ressemble. A quoi ressemble une personne honnête ?

 

  • Elle dit la vérité toujours, même quand cela peut indisposer quelqu’un ou quand elle peut en souffrir
  • Elle ne couvre pas les mensonges des autres pour les protéger contre les conséquences de leur malhonnêteté  
  • Elle est transparente : elle ne dit pas une partie de la vérité pour en cacher une autre ; elle ne tord pas les informations pour en tirer profit ou pour éviter les problèmes
  •  Elle reconnait ses fautes ouvertement et s’en excuse sincèrement au lieu de blâmer les autres
  • Elle ne triche d’aucune manière et agit toujours dans la légalité 

 

·         Par sa culture de l’honnêteté, elle inspire confiance.

 

On ne peut pas être honnête par accident ou par défaut. C’est une culture qui se construit par des choix conscients et réguliers pendant un temps relativement long. Il suffit d’avoir un peu de bonne volonté, de courage et de détermination pour y arriver. La volonté nous donne la capacité de décider de dire la vérité et de la dire. Le courage nous donne la capacité de faire face aux effets de la décision de dire la vérité sans broncher. La détermination nous donne la force de continuer la marche sur ce noble chemin, en dépit du découragement provenant de ceux qui ne sont pas d’accord avec notre sens d’honnêteté. Beaucoup de personnes ne sont pas assez fermes pour aller loin dans la culture d’honnêteté s’ils n’en ont pas encore fait une culture. Dans un tel cas, travailler en groupes est salutaire. A partir de l’individu, l’honnêteté peut se rependre et devenir une culture généralisée.

 

Maintenant, nous allons parler d’une société honnête. Ce que je vais dire dans cette section reflète, je l’espère, ce que veut le lecteur pour notre pays. Ainsi, je voudrais que la lecture de cette partie ne soit pas juste un exercice intellectuel, mais aussi un exercice d’imagination. Je veux que le lecteur essaye de se faire l’image de ce que sera notre pays quand nous aurons développé la culture de la vérité et de l’honnêteté. Mon intention n’est pas seulement de transmettre des connaissances, mais de provoquer une motivation intérieure qui va amener le lecteur à donner sa contribution pour que ce que je vais dire soit une réalité au Burundi.

 

La culture de la vérité et de l’honnêteté confère l’honneur et la respectabilité à celui qui l’a. Même les menteurs apprécient les gens qui disent la vérité. Ils reconnaissent que les personnes honnêtes sont moralement supérieures ; ils savent qu’elles sont prévisibles, qu’elles ne changent pas leur parole et qu’on peut leur faire confiance. Or, dans la vie, un bon nom est plus important que les richesses. Ceux qui inspirent l’admiration et le respect sont plus heureux que ceux qui ont le pouvoir et / ou les richesses mais qui ont une moralité malade ou morte. Les premiers vivent honnêtement leur vie mais les derniers doivent constamment porter des masques (des cache-misères) pour créer une image positive artificielle. 

 

La confiance qu’une personne honnête inspire constitue la toile de fond dans l’édification d’une nation juste, pacifique et prospère. Quand les membres d’une société sont honnêtes, ils se font confiance et peuvent donc bâtir des alliances et partenariats solides et durables. Ceci s’applique à tous les domaines de la vie. Les foyers sont stables, harmonieux et solides et les enfants trouvent donc un havre de paix qui leur confère les repères moraux dont ils ont besoin pour devenir des citoyens responsables et honnêtes. Dans une telle société, le taux de divorce est moins important et les conflits conjugaux se résolvent sans coups de poings ou de machettes. La stabilité des foyers est la pierre angulaire de la stabilité d’une société.

 

Les employés sont en bons termes avec les employeurs et vice-versa. Personne ne profite de l’autre, ce qui est convenu se fait sans trop de surveillance et de monitoring. La productivité augmente, et se répercute sur la population. Les élus font la satisfaction des électeurs, les tensions politiques ont moins de chance de surgir. Les décideurs en général font la satisfaction du peuple, ce qui épargne le peuple des secousses qui causent les changements politiques provoqués par la déception et la frustration.

 

Les fonctionnaires de l’état font leur travail honnêtement. Par conséquent, la qualité de l’éducation est excellente (car les enseignants ne font pas un travail médiocre), le service de la police est excellent, l’administration publique sert le peuple avec dévouement, le peuple se sent en sécurité et bien protégé par ses leaders, et la productivité est maximale. Les commerçants font leur travail sans aucune entrave de la part de l’administration ; et ils déclarent tous leurs revenus honnêtement – ce qui affecte positivement les recettes publiques.

 

Les politiciens font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font, les élections sont transparentes et libres dans les faits et non pas seulement sur papier, les candidats se présentent sur base de ce qu’ils vont réellement faire s’ils sont élus et il est facile de comparer leur capacité de leadership. Les projets de société traduisent fidèlement les intentions et les motivations des dirigeants des partis politiques. Les diplômes traduisent fidèlement la capacité intellectuelle de leurs détenteurs, les lois sont respectées (et ne sont pas aussi nombreuses que dans un pays dominé par le mensonge et la malhonnêteté).

 

Les organes de contrôle sont moins nombreux et ceux qui existent ne doivent pas courir derrière tout le monde, les fonds d’investissement font exactement ce qu’ils sont destinés à faire (ce qui produit la croissance économique), les partenariats commerciaux sont respectés (et cela contribue au dynamisme et à la stabilité de l’activité économique), les litiges sont traités professionnellement et dans des délais raisonnables (et les cours et tribunaux ne sont pas remplis de dossiers non tranchés pendant des années quand ils peuvent être traités rapidement), le banditisme et la criminalité baissent car chacun veut gagner sa vie honnêtement, l’accès à l’emploi n’est pas une chasse gardée d’une seule catégorie de personnes, les injustices salariales disparaissent, la croissance économique se répercute sur la population d’une façon équitable, etc. 

 

Certains diront que cela est utopique ; mais il est possible que ces choses (et plus encore) arrivent au Burundi. Il y a deux voies possibles. Premièrement, il faut développer une culture de la vérité et de l’honnêteté. Deuxièmement, il faut d’institutionnaliser les deux valeurs. Lorsque l’on considère les serments que prêtent le président de la République, les vice-présidents et les ministres (voir la constitution de la République du Burundi), on voit bien qu’on suppose qu’ils sont honnêtes – qu’ils feront ce qu’ils promettent de faire. Mais, le serment seul ne suffit pas pour les rendre honnêtes. La culture de la vérité et de l’honnêteté doit précéder le serment. Sinon, le serment ne vaudra pas grand-chose.

 

Avant de faire un travail d’introspection et de prendre l’engagement de dire la vérité et de vivre une vie honnête, il est important de comprendre ce qui suit :

 

  • Ton attitude par rapport à la vérité et l’honnêteté définit le genre de personne que tu es, et comment les autres te perçoivent. Un bon nom vaut mieux que l’honneur et les richesses. Tu seras respecté et apprécié si tu es honnête, tu seras dénigré si tu ne n’es pas.
  • Quand le mensonge et la malhonnêteté dominent une société, ils affectent négativement tous ses membres et de plusieurs manières. Inversement, la vérité et l’honnêteté font une société où il faut beau vivre pour tous ses membres
  • Ton bonheur personnel est intimement lié à ce que ta nation est en train de devenir. Tu es comme un bateau qui navigue au milieu de l’océan : ta sécurité dépend de l’état de l’océan. Participer à l’édification d’une société honnête, c’est participer à son propre bonheur. Si tu n’aimes pas ton pays assez pour apprendre à être honnête par patriotisme, tu peux au moins le faire par égoïsme !
  • Quelle que soit ta situation, tu as un rôle à jouer dans le développement d’une culture de vérité et d’honnêteté ; en commençant par toi-même. Tu n’es pas inutile, la qualité de la personne que tu es n’est pas sans conséquence. En outre, tu n’es pas sans influence. Il y a des gens que seul toi peux facilement influencer.

 

En guise de conclusion, osons affirmer que notre pays n’est pas ce qu’il est par accident, et qu’il ne sera pas ce que nous voulons qu’il soit par chance. Toi et moi sommes les sons qui contribuent à faire la musique. Si nous trouvons que la musique est cacophonique – et elle l’est sans doute, nous devons alors apprendre à être de bons sons et à encourager les sons à coté de nous à faire la même chose. C’est comme ça que nous pourrons avoir une musique harmonieuse. La duplicité, le mensonge et la malhonnêteté n’ont jamais bâti une nation, et cela n’est pas prêt à changer.